Un peu de nous

Voilà un petit moment que je souhaite écrire cet article et puis le temps est passé et c’est finalement peut-être pas plus mal.

A la naissance de ma fille j’ai voulu tenter l’expérience de l’allaitement au sein, en me disant si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas tant pis. Les deux premiers jours se sont bien passé, je n’ai pas senti la montée de lait, puis juste avant de rentrer à la maison les crevasses ont commencé à apparaître, un personnel à l’hôpital avec des discours divergents … je suis rentrée à la maison ainsi le dimanche, à deux doigts d’arrêter. Nous sommes le premier week-end d’aout en région parisienne, il n’y a plus grand monde par ici. Heureusement ma sage femme de la préparation m’avait donné les numéros des sages femmes disponibles dans les environs à cette période. Je me suis donc donnée une dernière chance jusqu’au lundi, j’ai sauté sur mon téléphone et j’ai appelé la sage femme disponible, l’après midi j’étais chez elle, je me souviens de cette chaleur étouffante, de moi jeune maman un peu déboussolée et de mon bébé que j’avais un peu trop couvert, de peur qu’il attrape froid. Cette sage femme, spécialisée dans l’allaitement, a tout de suite pris les choses en main, elle a mis en évidence un frein de langue un peu court, m’a expliqué les pansements au lait maternel (si seulement le personnel de la maternité pouvait apprendre à les faire correctement, cela éviterait des échecs d’allaitement). Je suis sortie de chez elle regonflée à bloc. On ne devient pas sage femme par hasard, les jours suivant elle est venue chez moi, s’assurer que tout allait bien. Tout allait bien. Cette sage femme c’est un peu beaucoup grâce à elle que j’ai pu allaiter ma fille jusqu’à ses 14mois, cela n’a tenu qu’à peu de choses, un concours de circonstance bref la bonne rencontre au bon moment. Un grand merci à elle.

Pour mon fils, J’ai remis en pratique tout de suite ses conseils, oui parce que je suis encore sortie un dimanche,  un premier week-end d’aout, … et autant éviter d’écrire deux fois la même histoire.

Il y a un peu plus d’un an, je mettais fin à l’allaitement de notre fils. Il avait alors 18 mois, 18 mois d’un aventure exceptionnelle, 18 mois de lait maternel.

J’y ai mis fin unilatéralement : la fatigue, plus l’envie, et besoin de me retrouver.

A compter de ce jour il n’a plus jamais voulu boire une goutte de lait : mes réserves, le lait en poudre, le lait de croissance, le lait de vache, … Je crois que c’était sa manière à lui de protester.

Qu’est ce qui a changé depuis ? tout et peu de choses à la fois.

On entend souvent dire que si l’enfant ne fait pas ses nuits c’est à cause de l’allaitement. Pour mes deux enfants l’arrêt n’a rien changé. Il y a des périodes où nous dormons jusqu’au petit matin et d’autres où nos nuits sont hachées. En fait c’est tout à fait normal jusqu’à l’âge de 3 ans environ. Il y a juste des parents plus chanceux que d’autres sur ce point, mais nous sommes bien d’accord que le manque de sommeil c’est l’ennemi du couple, de la famille, …

Heureusement ce ne sont pas les mêmes chanceux partout.

Par exemple chez nous les enfants ne sont que rarement malades et ça on mesure notre chance. Je ne sais pas si l’allaitement à un  lien, je pense que c’est surtout un tout, un environnement. J’ai pour ma part un très bon système immunitaire, nous vivons dans une société relativement aseptisée parfois trop c’est pourquoi je ne vais pas nettoyer 15 fois par jours leurs jouets sous prétexte qu’ils sont tombés, au contraire l’immunité ça se fait et ici cela à l’air de fonctionner. J’espère ne pas me porter la poisse.

Depuis un an nous avons toujours un adorable petit garçon, qui s’exprime de plus en plus, nous fait rire, adore danser… bref un enfant comme beaucoup d’autres.

Tout cela pour dire, que allaitement au sein ou au biberon, vous ne le faites pas pour les autres, vous le faites pour vous et votre bébé. Vous ne l’arrêtez pas pour les autres, vous l’arrêter pour vous et votre bébé. Avec ou Sans l’allaitement au sein la vie sera quasiment la même. Quand on est maman on a parfois l’impression que l’herbe est plus verte à coté, n’oubliez pas que parfois vous aussi vous enjolivez la réalité.

L’essentiel quand on est maman (et papa) c’est d’être bien dans ses baskets, et en accord avec soi même. Car la vie de tous les jours s’est vous qui la vivez et pas le voisin d’a coté.

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